Les signatures

quittance signée par Jean III de Beaumanoir, marquis de Lavardin, 1603 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 192).jpg

Publication du jeudi 18 novembre

 

 

Découvrez aujourd’hui quelques exemples de signatures et de paraphes, extraits des archives.

 

 

 

Visuel : quittance signée par Jean III de Beaumanoir, marquis de Lavardin, 1603 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 192).

Le paraphe, difficilement lisible, de Jean III de Beaumanoir, marquis de Lavardin (1551-1614). Dans cette quittance, datée du 29 décembre 1603 et rédigée par un secrétaire (orthographe de l’époque) : « Nous maréchal de Lavardin confessons avoir receu de Monseigneur Gendron chanoine et sous-chantre de l’église du Mans la somme de deux cens livres tournois pour le parfaict payement de trois cens ».

D’abord éduqué dans la foi protestante auprès d’Henri de Navarre (futur Henri IV), Jean III de Beaumanoir abjure et se convertit à la foi catholique après les massacres de la Saint-Barthélémy (24 août 1572). Au moment de l’avènement d’Henri IV en 1589, Jean III de Beaumanoir se rallie au roi. Il est nommé colonel général de l’infanterie puis lieutenant-général, le 14 novembre 1590. Le 19 octobre 1595, le marquis de Lavardin est fait maréchal de France, après avoir été fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit.

 


 

 Visuel : minute notariale du Mans, étude de maître René Bobet, 17 octobre 1644 (Archives départementales de la Sarthe, 4 E 36/18).

 

Datant d’octobre 1644, le document ci-contre est la dernière page d’une minute rédigée par René Bobet, notaire au Mans, à la fin de laquelle le serrurier Nicolas Bouthelou a signé non pas en écrivant son nom, mais en en dessinant sa marque, représentative de son métier : une clef.

 

Le métier de serrurier remonte au Moyen Âge. Il consiste principalement à réaliser des serrures et des verrous ; il s’étend à la confection d’objets domestiques et cultuels et recouvre même tous les métiers employant le métal pour la construction. Le terme serrure provient de l’ancien français serrer qui signifie « fermer ».

 


 

Visuel : minute notariale du Mans, étude de maître Nicolas Brossier, 23 février 1712 (Archives départementales de la Sarthe, 28 J 215).

 

 

Les signatures au bas du contrat de mariage entre Louise Gabrielle de Clinchamps et Pierre de Carnazet, chevalier et seigneur de Saint-Vrain. L’acte a été rédigé le 23 février 1712 par Nicolas Brossier, notaire royal au Mans. La signature de Nicolas Brossier est embellie par une ruche. Cet ornement est fréquent dans les signatures (appelées également paraphes) des hommes de loi et des notaires.

Lors de la lecture des documents d’archives, la manière d’écrire et de signer est révélatrice du degré d’instruction. Ceux qui ne savaient pas écrire signaient au moyen d’une croix.

 


Visuel : lettre d’Albert Maignan à Mademoiselle Charpin, 24 février 1904 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 595).

L’extrait d’une lettre d’Albert Maignan, dans laquelle il est question de visiter l’école de dessin tenue par mademoiselle Charpin. La signature est aisément lisible.

Né en 1845 à Beaumont-sur-Sarthe, le peintre et illustrateur Albert Maignan (1845-1908) consacre dans un premier temps la majeure partie de son travail à la peinture d’histoire et aux portraits. À partir de 1889, année durant laquelle il obtient une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris, Albert Maignan s’intéresse aux travaux décoratifs et à l’illustration d’ouvrages. Parmi ses œuvres célèbres peuvent être mentionnées deux fresques réalisées en 1900 pour le restaurant parisien Le train bleu de la gare de Lyon : Orange et Vendanges en Bourgogne. Elles s’y trouvent encore aujourd’hui. Beaucoup de ses œuvres sont conservées au musée de Picardie à Amiens.

 


          

 Visuel : « Les sceaux et les signatures du traité de paix », article extrait du Miroir, numéro du 13 juillet 1919 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 547).

 

Cet article présente les fac-similés des sceaux et des signatures des délégués des différents pays lors du traité de Versailles, le 28 juin 1919. Le traité est un accord entre les puissances alliées et l’Allemagne. Le 28 juin est une date anniversaire, celle de l’assassinat de l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand à Sarajevo, en 1914 (événement est considéré comme le déclencheur de la première guerre mondiale).

 Promulgué le 10 janvier 1920, le traité de Versailles prévoit de lourdes sanctions à l’encontre de l’Allemagne (pays considéré comme responsable de la guerre) et de ses alliés. Ce traité a également pour objectif de promouvoir la paix et peut être perçu comme une première étape dans la conciliation des États au lendemain du conflit. Le traité de Versailles prévoit également la création d’une Société des nations, organisation internationale ayant pour but de préserver la paix en Europe après la première guerre mondiale. Le président Woodrow Wilson est le principal promoteur de la Société des nations. Toutefois, le Sénat américain s’oppose à la ratification du traité de Versailles et à l’entrée des États-Unis dans la Société des nations.

 

 


minute notariale du Mans, étude de maître René Bobet, 17 octobre 1644 (Archives départementales de la Sarthe, 4 E 36_18).jpg minute notariale du Mans, étude de maître Nicolas Brossier, 23 février 1712 (Archives départementales de la Sarthe, 28 J 215).jpg lettre d’Albert Maignan à Mademoiselle Charpin, 24 février 1904 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 595).jpg « Les sceaux et les signatures du traité de paix », article extrait du Miroir, numéro du 13 juillet 1919 (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 547).jpg