Les ponts

Beaumont-sur-Sarthe, pont suspendu et moulin, carte postale, cliché Bouveret, début du XXe s. (Archives départementales de la Sarthe, 2 Fi 77).jpg

Publication du jeudi 22 avril 2021

 

Les ponts constituent un témoignage de l’aménagement – souvent ancien – du territoire par l’homme. Surplombant les cours d’eau ou les reliefs difficiles, écourtant les distances, ils enjambent les siècles.

En voici quelques exemples, grâce aux archives.

 

Visuel : Beaumont-sur-Sarthe, pont suspendu et moulin, carte postale, cliché Bouveret, début du XXe s. (Archives départementales de la Sarthe, 2 Fi 77).

 

Le pont suspendu de Beaumont-sur-Sarthe a été construit en 1845-1846. Long de 146 mètres, il enjambe la rivière la Sarthe. Comme beaucoup d’autres ponts, le pont suspendu a été bombardé par les Allemands en 1944. Des travaux de restauration sont effectués en 1995 pour consolider cet ouvrage d’art.Il existe un autre pont à Beaumont-sur-Sarthe : le pont romain. Bâti en grès roussard, il remonte au XIIe siècle et comporte cinq arches.

En 1944, l’armée allemande fait exploser l’arche centrale pour ralentir l’avancée de la 2e division blindée du général Leclerc. Toutefois, les Américains construisent une passerelle métallique pour rendre possible la traversée de la rivière. Depuis la seconde guerre mondiale, l’arche centrale a été restaurée.

 

 


Visuel : Département de la Sarthe, route royale n° 23, de Paris à Nantes, construction d’un pont de pierres sur la rivière d’Huisne, en remplacement du pont en charpente, aux abords d’Yvré-l’Évêque, affiche, Le Mans, imprimeur Monnoyer, 25 juin 1840 (Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 1027).


     Par cette affiche, le préfet de la Sarthe Eugène Mancel annonce la création d’un pont en pierres « sur la rivière d’Huisne, en remplacement du pont en charpente, aux abords d’Yvré-l’Évêque ». Par le biais de ce qui s’apparente à un appel d’offres, le préfet s’adresse aux entrepreneurs : « Nul ne sera admis à concourir s’il n’a les qualités requises pour entreprendre les travaux et en garantir le succès ». Les entrepreneurs qui souhaitent concourir doivent déposer une « soumission cachetée », dont le modèle est fourni au bas de l’affiche : « Je soussigné […) m’engage à faire exécuter les travaux (indiquer l’espèce de travaux), faisant l’objet de l’affiche du 25 juin dernier, en me conformant au devis particulier de ces travaux, ainsi qu’aux clauses et conditions générales du 31 août 1833, moyennant un rabais de (un, deux, trois sans fraction) pour cent sur tous les prix de l’estimation ».  L’adjudication est fixée au 18 juillet 1840, « le soumissionnaire qui aura fait offre d’exécuter les travaux aux conditions les plus avantageuses sera déclaré adjudicataire ».

 


Visuel : viaduc de Dehault sur la ligne de la Détourbe à La Ferté-Bernard, photographie, cliché E. Guittet, début du XXsiècle (Archives départementales de la Sarthe, 5 S 605).

Surnommé le « Père Nougat » (en référence au décor en pierre et béton dont il parait ses ouvrages d’art), Louis Harel de la Noë est l’auteur de nombreux articles parus dans les Annales des ponts et chaussées, notamment Théories et applications nouvelles du ciment armé, paru en 1899, et Déformations et conditions de la rupture dans les corps solides, en 1900.

Aux ponts en bois reposant sur des piles de pierre ont succédé dès la fin du XIXe siècle des ponts métalliques, remplacés à leur tour par des structures en béton armé, à l’image du pont en X mis en service en 1898 au Mans.

 


Visuel : Le Mans, le pont en X, photographie, cliché Georges Jagot, 1901 (Archives départementales de la Sarthe, 23 Fi 384). 


Cette photographie représente le pont en X, dédié au passage des tramways et accolé au pont Yssoir.

Le pont reconstruit après la guerre pour remplacer l’ancien pont Yssoir possède un tablier (structure porteuse qui reçoit la charge du trafic routier) large de 18 mètres, permettant le passage des automobiles.

 


 

Visuel : soldat américain assis sur une partie du pont en X détruit, photographie, cliché anonyme, 8 août 1944 (Archives départementales de la Sarthe, 5 Fi 1311).


Le 8 août 1944, le pont en X et le pont Yssoir sont détruits par des charges d’explosifs posées par l’armée allemande.

Un soldat américain est photographié de dos, assis sur une partie du pont en X détruit, le jour de la libération du Mans.

 


Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 1027.jpg viaduc de Dehault sur la ligne de la Détourbe à La Ferté-Bernard, photographie, cliché E. Guittet, début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 5 S 605).jpg Le Mans, le pont en X, photographie, cliché Georges Jagot, 1901 (Archives départementales de la Sarthe, 23 Fi 384).jpg soldat américain assis sur une partie du pont en X détruit, photographie, cliché anonyme, 8 août 1944 (Archives départementales de la Sarthe, 5 Fi 1311).jpg