Le rire

1er avril, carte postale_Or éditeur_début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 2 Num 38_139).jpg

Publication du jeudi 1er avril 2021

Poisson d’avril !

 

     « Rire est le propre de l’homme » affirmait François Rabelais (1483-1553). Cet aphorisme, extrait de l’« Avis aux lecteurs » au début de Gargantua, est devenu célèbre.

     Pour le 1er avril, découvrez une sélection d’images ayant le rire comme point commun.

 

Visuel : 1er avril, carte postale, Or éditeur, début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 2 Num 38/139).

 

      Au début du XXe siècle, de nombreuses cartes postales s’échangent à l’occasion du 1er avril, où les plaisanteries vont bon train. Au verso, l’expéditeur a écrit « bon pour frire ». Le recto comporte la mention manuscrite suivante « Gobe les ».

      Le 1er avril est un jour propice aux canulars et aux farces, dont la plus célèbre est le poisson en papier accroché dans le dos.

      L’origine de cette tradition est mal connue. Elle remonterait au XVIe siècle, lorsque le roi de France Charles IX décide par l’édit de Roussillon en 1564 de faire débuter l’année le 1er janvier et non plus le 1er avril (ou un jour proche de cette date, le début de l’année étant jusqu’alors le jour de Pâques, une fête à date variable).

       Certains, par dérision, persistent à offrir des étrennes le 1er avril et font croire à de fausses histoires. L’usage du poisson d’avril trouverait son origine dans la tradition chrétienne (le poisson étant un symbole représentant le Christ) ou bien la consommation de poisson, au lieu de la viande, durant la période du jeûne du carême.

 

 


 

Visuel : Photos pour rire, René Maltête, exposition à la médiathèque Louis Aragon, affiche, s.n., 1989 (Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 446)

 

 

    Dans cette affiche illustrant une exposition de photographies portant sur le thème du rire, deux mains sont tendues vers le soleil, assimilé à cette occasion à un ballon de football atterrissant au fond d’un filet de but.

 

   À la fois poète et photographe, l’œuvre de René Maltête (1930-2000) est marquée par un goût pour l’humour et l’insolite. Il fut à l’âge de 22 ans assistant-metteur de scène du cinéaste Jacques Tati (1907-1982). Toutefois, déçu par cet emploi qui ne lui donne qu’assez peu l’occasion d’exprimer sa créativité, René Maltête décide de devenir photographe. En 1960, il fait paraître un recueil de photographies, Paris des rues et des chansons, dans lequel figurent des textes de poètes et d’écrivains : Jacques Prévert, Georges Brassens, André Hardellet, Pierre Mac Orlan, Charles Trénet, pur n’en citer que quelques-uns.

 

    Son œuvre photographique, connue dans le monde entier, a été abondamment reproduite à travers les cartes postales et les affiches.

 


 

 

Visuel : « On m’a dit de rire », photographie, cliché Georges Jagot, 22 avril 1900 (Archives départementales de la Sarthe, 23 Fi 180)

 

   Un enfant qui, timidement, esquisse un sourire, avant de rire aux éclats. Les expressions attachées au mot rire sont nombreuses : « rire à gorge déployée », « mourir de rire », « rire jaune », « avoir le mot pour rire », etc.

  Le lexicographe Émile Littré (1801-1881) donne dans son Dictionnaire de la langue française la définition suivante pour le verbe rire : « Faire un certain mouvement de la bouche causé par l’impression qu’excite en nous quelque chose de gai, de plaisant ». Il oublie cependant la dimension sonore associée au rire.

 


 

Visuel : en-tête d’une lettre du Hollywood Circus, [v. 1956] (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 614)

 

  Le cirque constitue un spectacle populaire qui mêle performances (acrobaties, magie, dressage d’animaux) et théâtre (clowns). Ce sont des attractions qui suscitent à la fois le rire, l’admiration et l’étonnement de tous.

  Principal personnage comique du cirque, le clown (appelé également pitre ou paillasse) peut revêtir deux costumes, celui d’auguste (nommé aussi clown rouge) et de clown blanc, inspiré de Pierrot et de son visage à la pâleur de lune.

 Anciens garagistes de profession, les deux frères André (1921-1968) et Philippe Francki (1930-1963) créent en 1956 le Hollywood Circus, qui disparaît la même année dans un incendie. En 1958, il réapparaît sous le nom de « Festival du Cirque » puis de « Cirque Francki » de 1959 à 1964.

 


Visuel : Au bon accueil, carte postale, cliché Sauverzac, début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 2 Fi 2907)

 

 

   La devanture d’un magasin manceau, « Au bon accueil », divisé en deux boutiques. L’une se nomme « Le Mercy » et propose aux clients des articles de maroquinerie et de bijouterie. La boutique de gauche porte un nom on ne peut plus explicite : « À la rigolade ». On y vend des articles de « farces et attrapes ».

 


Photos pour rire, René Maltête, exposition à la médiathèque Louis Aragon, affiche, s.n., 1989 (Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 446).jpg « On m’a dit de rire », photographie, cliché Georges Jagot, 22 avril 1900 (Archives départementales de la Sarthe, 23 Fi 180).jpg En-tête d’une lettre du Hollywood Circus, [v. 1956] (Archives départementales de la Sarthe, 1 J 614).jpg Au bon accueil, carte postale, cliché Sauverzac, début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 2 Fi 2907).jpg