1940. Entrer en résistance ?

portrait du général de Gaulle, photographie, [1940] (Archives départementales de la Sarthe, 26 J 121).jpg

Publication du jeudi 8 juillet 2021

Visuel : portrait du général de Gaulle, photographie, [1940] (Archives départementales de la Sarthe, 26 J 121). 

 

L’appel du 18 juin 1940, prononcé sur les ondes de la BBC (radio britannique) par le général de Gaulle (1890-1870), est une vibrante exhortation à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie. La veille, dans un discours, le maréchal Philippe Pétain avait annoncé son souhait de signer un armistice avec l’ennemi ; une issue qui apparaît inacceptable pour de Gaulle. Enregistré le 18 juin à 18 heures, l’appel est diffusé à 22 heures. Peu nombreux sont ceux qui ont entendu la voix du général ce jour-là. Il faut attendre le lendemain pour que le discours soit repris en écho par la presse et la radiodiffusion. Le texte devient aussitôt le symbole de la Résistance française.

Contrairement à une idée communément admise, la version enregistrée qui nous est parvenue n’est pas celle du 18 juin, mais celle du 22 juin, enrichie de quelques variantes, l’enregistrement original ayant été perdu.

Tout au long de son discours, le général invite fermement les militaires à ne pas baisser les armes ni accepter la défaite, en dépit des circonstances tragiques. Il met en exergue la dimension mondiale du conflit : « cette guerre est une guerre mondiale ».

À la fin de l’appel, le terme de « résistance » prend tout son sens : « la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». 

 

Visuel : A tous les Français, affiche, 1940 (Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 309).

 

L’affiche A tous les Français est très souvent confondue avec l’appel du 18 juin 1940, dont le propos est similaire. Il s’agit par ce texte d’inciter ardemment les Français à poursuivre le combat contre l’Allemagne, au nom de la France.

 « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! » est une phrase restée célèbre.

 

Visuel : la place des Jacobins en juin-août 1940, photographie, cliché P. Tirouflet (Archives départementales de la Sarthe, 5 Fi 593). 

 

Cette photographie montre la place des Jacobins durant l’été 1940, peu après l’armistice signé le 22 juin 1940 qui entraîne l’occupation du territoire métropolitain français par l’armée de l’Allemagne nazie.

Un soldat allemand et une femme circulant à vélo à hauteur du théâtre se trouvent au premier plan. L’abside de la cathédrale Saint-Julien est visible en arrière-plan.

 

 

Visuel : croix de Lorraine, tract, s. d. (Archives départementales de la Sarthe, 26 J 121). 

La croix de Lorraine est le symbole de la France Libre, puis de la Résistance gaulliste, utilisé pour lutter contre la croix gammée. Émile Muselier, vice-amiral d’origine lorraine, a proposé au général de Gaulle en juillet 1940 d’utiliser ce symbole remontant au XIIIe siècle.

 

Visuel : « Vive de Gaulle », tract, 1940 (Archives départementales de la Sarthe, 2000 W 272).

 

Un tract clandestin dessiné et rédigé au crayon, dans lequel figure l’inscription suivante : « Vive de Gaulle, A bat Hitler, Lavale, Flandin (sic), Vive Pétain, Vive la France ». La croix gammée, symbole de l’Allemagne nazie, est brisée par une balle. Les drapeaux français et britannique apparaissent triomphants.

 

 

 

A tous les Français, affiche, 1940 (Archives départementales de la Sarthe, 8 Fi 309).jpg la place des Jacobins en juin-août 1940, photographie, cliché P. Tirouflet (Archives départementales de la Sarthe, 5 Fi 593).jpg croix de Lorraine, tract, s. d. (Archives départementales de la Sarthe, 26 J 121).jpg « Vive de Gaulle », tract, 1940 (Archives départementales de la Sarthe, 2000 W 272).jpg