Les routes en Sarthe

viaduc de l’Anille, photographie, cliché R2D3, Département de la Sarthe, 2020..jpg

Publication du jeudi 19 novembre 2020

En route !

             

Partons aujourd’hui sur les routes de la Sarthe, qui ont traversé l’histoire en même temps que l’espace.  

 

 

Le viaduc de l'Anille

 

   Aujourd’hui, le Département de la Sarthe entretient et sécurise un réseau de 4 275 km de routes départementales et 1 325 ouvrages d’art, grâce au concours de 400 agents répartis sur l’ensemble du territoire sarthois, en charge notamment de l’entretien des routes, du curage des fossés, du marquage au sol.

 

    La première photographie représente le viaduc de l’Anille, long de 125 mètres, situé à Saint-Calais. Achevés en 2018, les travaux de cet ouvrage d’art ont débuté en 2012. Le viaduc est intégré dans un projet de déviation, inauguré en 2019. 3 kilomètres de chemins de randonnée ont été créés à cette occasion et 5,5 kilomètres de haies champêtres ont été plantées.

 

 


 

Les routes royales

 

     Dans l’optique de moderniser le territoire et dans un souci économique, les routes royales ont été instituées sous Louis XV, dont le règne s’étend de 1715 à 1774. 

     L’idée du monarque et de ses conseillers consiste, en plus de la réfection de routes déjà existantes, à en construire de nouvelles, dites «royales », destinées à relier Paris, centre du réseau routier, aux villes principales du royaume. L’école royale des Ponts et chaussées est créée en 1747 afin de former des ingénieurs spécialisés, dont le contrôleur général Philibert Orry (1689-1747) et l’intendant Daniel-Charles Trudaine (1703-1769).

    Le réseau des routes ne peut se réorganiser sans une connaissance approfondie du territoire, d’où la réalisation d’un grand nombre de cartes et plans coloriés et détaillés, à l’image du deuxième document, qui montre la route royale Paris-Nantes (devenue au XXe siècle route nationale 23, qui allait de Chartres à Nantes), passant aux abords de Duneau.

 

     Le troisième document présenté ici est un extrait du plan de la route royale qui va de Paris à Nantes  (devenue au XXe siècle route nationale 23, qui allait de Chartres à Nantes). Réalisé le 1er novembre 1787, le plan montre avec précision le tronçon passant aux abords de Saint-Mars-la-Brière.

 

    Au moment de la réalisation des routes royales, les éléments naturels tels que les fossés et les arbres sont pris en compte. La largeur des routes est généralement de 20 mètres afin de permettre une meilleure circulation des voitures à cheval (carrosses des postes ou voitures de voyageurs notamment). Il faut savoir qu’en 1765, une voiture à cheval met environ 5 jours pour effectuer le trajet Paris-Le Mans. La lenteur des voyages est telle que l’on mesure en jours et non en heures.

 

  Quant à la main d’œuvre de cet imposant chantier de travaux publics, le système de la corvée des chemins, instauré à partir de 1738, permet de réquisitionner des hommes localement.

 

    En 2006, la route nationale 23 a été déclassée et la partie qui traverse la Sarthe est devenue la route départementale 323.

 


Carte du réseau routier en Sarthe

 

 

La carte, établie au 1/125 000, donne à voir le réseau routier qui traverse le Département de la Sarthe au début du XXe siècle, ainsi que les voies de chemin de fer.

 

 

route royale de Paris à Nantes, portion Vouvray-Saint-Mars-la-Brière (extrait), vers 1780 (Archives départementales de la Sarthe, C add. 139)..jpg route royale de Paris à Nantes, abords de Saint-Mars-la-Brière (extrait), 1787 (Archives départementales de la Sarthe, C add. 170)..jpg Département de la Sarthe, routes, carte, début du XXe siècle (Archives départementales de la Sarthe, 1 Fi 810)..jpg