Jacques-Louis Belin de Béru (1747-1828)

Portrait de Jacques-Louis Belin de Béru, lithographie d’Antoine Plat extraite de l’ouvrage de l’abbé Albert Coutard, Vallon illustré, Vallon-sur-Gée, Victor Bergère imprimeur, 1897 (Archives départementales de la Sarthe, BIB F 120)

Publication du 26 mars 2020

Retour aujourd’hui sur le Conseil général en 1800, à travers Jacques-Louis Belin de Béru, nommé conseiller général du département de la Sarthe le 11 juin 1800.

 

  Issu d’une famille de la noblesse de robe, Jacques-Louis Belin de Béru est né au Mans le 21 décembre 1747. Avocat au Parlement de Paris, il prend possession de l’office de procureur du roi au présidial du Mans (tribunal de justice créé en 1551) le 3 février 1775. En 1787, Belin de Béru est élu député du tiers-état à l’assemblée provinciale du Maine. Emprisonné au moment de la Terreur à Paris, il est libéré lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).

   Par ampliation de Bonaparte, Premier Consul de la république, en date du 22 prairial an VIII (11 juin 1800), Jacques-Louis Belin de Béru est nommé membre du Conseil général aux côtés notamment de René-François Hortense de Perrochel (1748-1832).

   Président du Conseil général de 1807 à 1811, Jacques-Louis Belin de Béru occupe son siège au Conseil général de la Sarthe jusqu’en 1827, date à laquelle il donne sa démission. Il meurt le 28 novembre 1828.

 

    Dans la lettre adressée au baron Louis-Marie Auvray (1762-1833), préfet de la Sarthe, Jacques Belin de Béru évoque sa nomination au sein du Conseil général de la Sarthe : « Citoyen préfet, j’ai reçu avec reconnaissance ma nomination au conseil général de ce département, elle m’est d’autant plus agréable que je vous aurai pour témoin de mes efforts pour mériter ce témoignage de confiance. Je désire vous convaincre pendant les instans qui me rapprocheront de vous de mon amour constant et de mon zèle pour mon pays, si digne de votre intérêt par ses longs malheurs. Le vœu de tous les honnêtes citoyens vous a appelé ici pour les adoucir. La sagesse de votre administration continuera de prouver que nos destinées ne pouvoient être placées dans des mains plus fidèles et plus amies de la justice et de la paix. Telles sont nos espérances et vous les réaliserez. Salut, attachement et respect ».

Lettre de Jacques Belin de Béru au baron Louis Auvray, préfet de la Sarthe, 10 messidor an VIII (29 juin 1800) (Archives départementales de la Sarthe, 3 M 24)