Le Maine avant la Sarthe

Carte du Maine gravée par Tassin, vers 1635 (Archives départementales de la Sarthe, 1 Fi 192)

Publication du 18 mars 2020

Avant 1790, le royaume de France est un maillage compliqué de circonscriptions administratives, judiciaires, fiscales et ecclésiastiques. Ces circonscriptions recouvrent chacune des territoires et des sièges différents.

Le vœu exprimé par les révolutionnaires en 1790 est le suivant : organiser la Nation de manière cohérente, au moyen des 83 départements nouvellement créés.

Retour aujourd’hui sur la province du Maine !

 

 

  • Le nom de « Maine » tire son origine du peuple gaulois vivant sur ce territoire, les Cénomans.

Le Maine est d’abord perçu dans l’histoire comme une entité féodale. Le comté du Maine, réuni à l’Anjou au début du XIIe siècle, entre en 1204 dans le domaine royal par la conquête des possessions Plantagenêt par Philippe Auguste.

L’époque féodale a vu naître un ensemble de traditions et d’usages locaux ayant force de lois, les coutumes. Celles du Maine ont été compilées pour la première fois en 1384. Ces coutumes ont été réformées en 1508.

En matière fiscale, le Maine est un pays d’élections, où l’impôt est fixé par le pouvoir royal et réparti par des officiers appelés « élus ». Les élections sont placées sous l’autorité de l’intendant, dont la circonscription – la généralité – a son siège à Tours. Cette généralité comprend à la fin de l’Ancien Régime les trois provinces de Touraine, d’Anjou et du Maine, partagées en seize élections, dont Le Mans, Château-du-Loir et La Flèche.

En 1787, le royaume de France est une mosaïque de 70 provinces qui disposent chacune d’une relative autonomie face au pouvoir royal. Dans un contexte de tensions, la fin du XVIIIe siècle est marquée par une crise institutionnelle.

 

 

  • Par l’édit de juin 1787, le roi Louis XVI souhaite établir des assemblées provinciales dans les pays d’élection. 

Il montre ainsi sa volonté de réformer l’administration du royaume et d’améliorer la gestion des affaires locales en faisant appel à des corps intermédiaires. Les assemblées provinciales sont chargées de la répartition et de la collecte des impôts et des taxes destinés à la construction d'ouvrages et d'édifices publics.

 

 

 

 

 

 

La généralité de Tours comprenant trois provinces, trois assemblées provinciales sont instaurées, dont celle du Maine. Elles sont subordonnées à une assemblée générale ayant son siège à Tours.
L’assemblée provinciale du Maine ouvre sa première session le 6 octobre 1787. Elle partage la province du Maine en seize districts.

 



 
 
Procès-verbaux des séances de l’assemblée provinciale du Maine, Le Mans, impr. Pivron, octobre 1787 (Archives départementales de la Sarthe, C add. 194).